jeudi 28 février 2008

Papaye pour toi amie...

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P.our chasser de ton coeur les peines du discrédit
A.ux heures de l'aurore mon soleil te sourit
 
P.aré de l'affection qui rend le coeur sereinA.ux couleurs de tendresse pour réchauffer demain
Y.vois-tu l'amitié rayonner sur ton coeur
E.lle a le goût sucré qui apaise les pleurs

P.réserve ta conscience, elle n'est que beauté
O.ublie intolérance, violence et cruauté
U.n jour te le promets les hommes seront frères
R.iches de compassion et de nobles prières

T.u n'es point seule, amie, sur ces routes d'errance
O.ù le coeur se fait lourd miné par l'ingérence
I.l est hélas assauts qui se veulent d'importance

A.lors viens, prends la main que nous venons te tendre
M.ille baisers l'accompagnent sans délai, sans attendre
I.l n'est plus belle chose que de savoir aimer
E.t cela nul au monde ne pourra l'empêcher...

Bisous amie.



Fripou
sur "je poème" le 19 OCTOBRE 2008


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Des fleurs pour Papaye ...

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Des fleurs pour Papaye…en ce dur moment !

On pense à toi Papaye,
Je sens forte, ta douleur
En silence, en douceur
Que je vienne ou que j’aille
Tu es en mon cœur !

Papaye l’amie, la belle poétesse
Mon cœur, pour toi, tremble
Des feuilles de tristesse
Transportées par le vent
Ensemble

Papaye souffre en douceur
En silence
Abstinence et douleur
L’essence de sa présence
Aux côtés de son père

Elle est là, petit Amour
Avec nous mes frères
Mes adorables soeurs
Toutes les heures
Tous les jours,
Nos sacrés cœurs
Couverts d’atours

Elle est tout sourire
Et, avec son bel oiseau
Elle nous fait rêver
Elle nous fait rire
Mais porte seule
La douleur du fardeau !

Je vais me taire, ne rien dire
Oiseau de mauvaise augure
Telle est notre chimère
Notre abjure
Attendre et souffrir !

Papaye, on t’aime, on t’adore
Pour le moment et pour longtemps
Devant le mal et la mort
Et le triste sort
qui t'attend
Silence mes sœurs
Silence mes frères
Prions………Prions


Hafid,

Tendrement.

( pour le décès de papa Avril 2008 )


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Dis lui ... (pour Papaye)

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Dis-lui à ce papa que j'aime
D'abord parce qu'il est le tien,
Et comme toi aussi je t'aime
Il est aussi un peu le mien,

Dis-lui que de ma baguette magique
Je lui peindrai un ciel tout bleu,
J'astiquerai mes alambics
Et j'en rallumerai les feux...

dis-lui que j'enverrai mes fées
Pour lui colorier tous ses songes
De rubans roses et de baisers
Et moi j'offrirai mes mensonges...

Dis-lui que je recueillerai la pluie
Qui sourd à ses yeux fatigués,
Et que pour dissiper sa nuit
Elle se fera perles et rosée...

Dis-lui que pour le voir sourire
Je lui prêterai mes sommeils
Contre le moindre de ses plaisirs
Qui allumerait ses réveils...

Dis-lui que si un dieu écoute
Les serments posés à ses pieds
De suivre bien et droit ta route
Qu'il te le garde encore assez...

Assez longtemps pour que tes forces
Puissent se nourrir de ses joies
Et que tout son amour renforce
La foi de ton chemin de croix...

Dis-lui enfin que quand on aime
si on arrête les tambours
On peut jeter les chrysanthèmes
Et conjuguer AMOUR TOUJOURS....


faline le 15 Mars 2008

(Je l'avais écrit en 1992 pour un ami dont le papa luttait encore...je te l'offre ma Papaye...avec ma tendresse.)



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Nos routes se séparent ...(réponse-Isabelle)

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Ces routes qui nous séparent
Pour longtemps, Dieu le sait,
De toutes ces Âmes aimées
Il serait doux qu'elles préparent
Le Bonheur et la Paix!
Mais nos coeurs se déchirent!
On refuse l'Adieu,
La Vie qui se retire,
Le sourire dans ses yeux...

Amie, voici mon coeur,
Enfin, ce qu'il en reste,
Et ma main et mes pleurs, ,
Et d'inutiles gestes:
Je ne peux pour ta Peine
Rester calme et sereine!
Je t'envoie ma Tendresse,
Celle qui respire en moi,
Recueillir ta Tristesse?
Ta Douleur, dans mes bras
Car je sais la Torture
De dire encore: Papa!
Et puis la Déchirure:
Soudain, il n'est plus là!...

Échanson en larmes (14 Fev 2008)

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jeudi 31 janvier 2008

Adieux

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C’était ton papa
Mais il n’est plus là.
C’était un mari,
Un papi aussi.
C’était un ami,
Nous pensons à lui.
C’était ton papa,
Nous sommes avec toi.
C’est la maladie
Qui te l’a ravi.
C’est la maladie,
Tu te sens trahie.
C’était ton papa
Et il sera là,
Au fond de ton cœur
Avec sa douceur,
Au fond de ton cœur,
Essuyant tes pleurs.
C’était ton papa,
Nous pensons à toi,
A tous ceux qui l’aiment
Qui ont de la peine,
Qui lui disent adieu
Et sont malheureux.
C’était ton papa
Mais nous sommes là,
Partageant vos pleurs
Et votre douleur.
C’était un papa,
On pleure avec toi.


Jocelyne








Parce que j'ai aimé ce petit poème
http://www.jepoeme.com/forum/poeme-adieu/Il_faut_savoir_/411779/1.html

Il faut savoir se relever
quand les yeux
lassé de pleurer
imprime sur le coeur
un adieu

il faut avoir le courage
d'oublier
de tourner la page
quand le voyage
est terminé


labetenoire







Désespoir

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Ton cœur est trop petit
Pour contenir ta peine.
Elle s’échappe en sanglots,
De tes yeux coule à flots.

Tu sais que c’est fini
Mais voudrais qu’ il revienne,
Que c’était bien trop tôt,
Que tu sais plein de mots...

Il y a les non-dits
Et puis plein de " je t’aime "
Alors ton cœur trop gros
Laisse pleurer ses mots.

Pour ton papa parti
Et que si fort tu aimes,
Ton amour coule à flots,
Tes mots sont des sanglots.


Jocelyne


*

Elle en a mis du temps ...

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Elle en a mis du temps avant que de partir,
Sur son petit lit blanc ne voulait pas mourir.
Chérie par ses enfants qu'elle savait voir venir,
Elle retenait le temps, ne voulait pas s'enfuir,
Craignant de les peiner en délaissant la vie,
Chaque soir se battait pour gagner du sursis ;
Ignorait la douleur, n'écoutait que son coeur,
Protégeait ses enfants de la peine et des pleurs.
Heureuse de les voir lui rendre son amour,
Elle priait plein de fois de vivre encore un jour.
La vie s'en allée, la mort lui a ravie.
Il ne faut pas pleurer, elle est au paradis.
Elle en a mis du temps avant que de partir,
Elle en a mis du temps avant que de mourir ...


Jocelyne


*

Courage enfin

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Apprivoiser la mort
Et se fondre avec elle,
Laisser dormir le corps
Et se sentir des ailes.
S'endormir doucement,
Emprunter le chemin,
Partir sereinement,
Aller beaucoup plus loin ...


Jocelyne


*

Kenavo mamm ...

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Dans un souffle, sans un bruit,
Vers le ciel elle est partie ;
Son âme tout doucement
S'est élevée lentement
Pour rejoindre dans les cieux
Et son mari et son Dieu.

Elle était très attentive,
Et toujours, quoi qu'il arrive,
Faisait en sorte d'aider
Au mieux de ce qu'elle pouvait.
Son souci au quotidien
Étant de faire très bien.

Musique et puis broderie
Occupaient très fort sa vie.
Passionnée, elle enseignait,
Aux autres, ce qu'elle savait,
En faisant très attention
A l'histoire, aux traditions.

Dans un souffle elle est partie
Notre peine est infinie
Mais ils se sont retrouvés
Et dans les cieux étoilés
Deux lumières dans la nuit
Brilleront à l'infini.



Jocelyne

Adieu maman ( pour Marie-Hélène )


*

Le silence raisonne



Bernard

Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix
Mais il n'y a personne
Qu'un souvenir de toi.

Un courant d'air qui passe,
Une odeur, un parfum,
Ta présence fugace,
Qu'on croit sentir chacun.

Tu es en nos mémoires,
Si présent, si vivant
Qu'on a du mal à croire
Au cruel châtiment.

Et ton rire et ta joie
Que toujours on entend,
Au fond de nous se noient
Perdus dans le néant.

Ils se sont effacés
Comme s'éteint la flamme,
Doucement envolés
Comme s'en vont les âmes.

Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix,
Dans nos coeur le glas sonne
Pour toi qui n'est plus là.


Jocelyne

*Raisonne ou résonne ni l'un ni l'autre ne se dit 

mais j'ai opté pour ce choix car ce silence prend la tête

jeudi 10 janvier 2008

mardi 1 janvier 2008

In memoriam

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*
In memoriam


Benjamin Bourdet tué en Kapisa,
le 14 juillet



On revoit ton sourire quand un soir, triomphant,
Tu es venu nous dire que tu savais ta voie.
On voyait dans tes yeux si bleus et pétillants
La joie et l'espérance ; comme c'est beau la foi !

Soldat tu voulais être, pour servir ton pays,
Partager ses valeurs,porter haut le drapeau.
En fusiller marin ainsi tu es parti,
Embarqué dans l'espoir d'être un jour commando.

Nous ne doutions aucun de ton beau choix de vie :
Tes qualités de coeur, ta camaraderie,
Ta vaillance et ton courage,enfin ton gabarit,
Font ici que personne ne fut vraiment surpris.

Et puis tu es allé là bas, dans ces contrées
Où nous nous demandons ce qu'y fait notre armée,
Pour y défendre Qui, ou Quoi, c'est insensé,
Et pour quel intérêt sinon que des regrets...?!

Benjamin,aujourd'hui nous pleurons un ami
Et un vaillant soldat qui, jamais n'a failli.
C'était ta vocation,tu as donné ta vie
Fête de la Nation ce jour on t'a haïe...


Jocelyne (alias Papaye)





(Première version originale en Filigrane)




Adieu Benjamin...


(deuxième version filigrane pour un hommage plus diplomatique )




Jocelyne (alias Papaye)







Mort au combat, Benjamin Bourdet sera inhumé au Bois-Plage


Le second maître Benjamin Bourdet mort au champ d'honneur en Afghanistan ce 14 juillet, sera inhumé au Bois-Plage où vivent ses parents et ses proches. Dans le village, l'émotion est grande.


C’est par des images et un nom prononcé dans les journaux télévisés du jeudi 14 juillet au soir, que les voisins et amis des parents de Benjamin Bourdet, qui vivent rue de la Bénatière au Bois-Plage ont appris la triste nouvelle. Benjamin Bourdet, second-maître du commando Jaubert est tombé au champ d’honneur au cours d’un accrochage dans la vallée d’Alasay, en Kapisa, le 14 juillet 2011, portant ainsi à six, le nombre de militaires français tués dans les dernières 24h en Afghanistan, ironie du sort, à la date du 14 juillet !
L’émotion tout de suite palpable dans le quartier du Rouland a été rapidement partagée par tout le village rétais, les parents de Benjamin étant connus pour leur très grande gentillesse et serviabilité ainsi que pour leur investissement quotidien auprès de leurs enfants. Et ce vendredi 15 juillet, c’est véritablement une commune en deuil qui a vu le jour se lever. Joint au téléphone, le maire du Bois-Plage Jean-Pierre Gaillard confirmait que Benjamin Bourdet serait inhumé sur la commune du Bois-Plage, vraisemblablement mercredi 20 juillet, après l’hommage national que Nicolas Sarkozy compte rendre aux six militaires français, par une cérémonie aux Invalides le mardi 19 juillet prochain.
Tombé au champ d’honneur un 14 juillet !
Benjamin Bourdet avait trente ans. Il était entré dans la Marine nationale le 28 avril 2003. Il choisit la formation pour devenir fusilier marin à Lorient. A l’issue de l’obtention de son brevet d’aptitude technique, il est affecté au Groupement de fusiliers marins de Brest. Ses qualités d’autonomie et de dynamisme lui permettent de rapidement devenir chef d’équipe. Entre 2004 et 2007, il effectue quatre missions en Nouvelle-Calédonie.
Il est promu second maître le 1er septembre 2007 et rejoint la compagnie des fusiliers marins de l’île Longue. Il réussit ensuite la sélection du stage commando et reçoit son béret vert au début de l’année 2008. Depuis mai 2008, il était affecté au commando Jaubert, avec lequel il avait été envoyé deux fois à Djibouti. En 2009, il avait aussi participé au premier déploiement d’équipes de protection embarqué dans l’océan Indien afin de lutter contre la piraterie.
Qualifié tireur d’élite, le second maître Benjamin Bourdin venait d’être déployé en Afghanistan pour la première fois. Le second maître Benjamin Bourdet avait été récompensé par une citation avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale. Il était titulaire de la médaille de la défense nationale échelon argent avec agrafes Fusiliers Marins et Bâtiments de combat.
Dès l’annonce de son décès, le président de la République a présenté à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et s’est associé à leur douleur.
Sa passion pour son métier de commando marine, son enthousiasme, son caractère entier et son sens de la camaradreie en avaient fait un élément moteur de son groupe de combat.
Laissez nous vos message de soutien à la famille, ils seront publiés dans l'édition de la semaine prochaine, mercredi 20 juillet qui reviendra sur ce tragique événement. Un problème technique nous empêchant d'accueillir vos commentaires pour le moment, envoyez les directement à la rédaction par mail à redaction@pharedere.com, en nous laissant un article dans "Mon espace" en vous connectant à la communauté du site ou sur notre page Facebook www.facebook.com/le.phare.de.re



C'était hier demain...

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Baptiste,Caroline et Mattéo                         Caroline



Elle les a tous laissés, là, au bord du chemin,
Perdus, éparpillés, à lui tendre la main.
Elle les a tous laissés avec tous leurs "reviens...!..."
Drapée dans ses regrets, noyée dans son chagrin.

Elle avance et s'enfuit dans la brume infinie de ses larmes jaillies.
Coupable, elle se renie, sûre de L'avoir trahi en ne disant pas "oui"
Alors, elle redessine sa vie, pour en chasser l'Oubli ;
L' Oubli de cet Ami qu'une balle a ravi,
Une balle, là-bas, dans ce pays où la guerre sévit.
La guerre, cruelle ignominie, putain de connerie ...!

Pour Lui redonner vie, elle s'invente un passé.
Un passé ravaudé de souvenirs éclatés.
Des images, fragmentées, par elle raccordées,
L'emmènent là où tout à commencé,quand tout a basculé,
Que son choix était fait, qu'il n'était pas l'Aimé
Et Il vient la hanter , dire qu'elle s'est trompée

Drapée dans ses regrets, noyée dans son chagrin.
Elle les a tous laissés avec tous leurs "reviens...!..."
Perdus, éparpillés, à lui tendre la main.
Elle les a tous laissés, là, au bord du chemin.


Trop forte l'émotion elle a tué la raison :
Fissurée, éclatée, elle s'est désintégrée ;
Et de désolation en incompréhension,
Tous, tristement, regardent le temps passer
Le temps, ultime espoir de rémission
Pour cette pauvre âme damnée

Benjamin c'était du passé...


Jocelyne été 2011





en accompagnement cette petite vidéo de you tube (suggéré par Labetenoiree sur Jepoème)


 

 LE SILENCE RESONNE

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Marie-Claude
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Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix
Mais il n'y a personne
Qu'un souvenir de toi.

Un courant d'air qui passe,
Une odeur, un parfum,
Ta présence fugace,
Qu'on croit sentir chacun.

Tu es en nos mémoires,
Si présente pourtant
Qu'on a du mal à croire
Au cruel châtiment.

Et ton rire et ta joie
Que toujours on entend,
Au fond de nous se noient
Perdus dans le néant.

Ils se sont effacés
Comme s'éteint la flamme,
Doucement envolés
Comme s'en vont les âmes.

Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix,
Dans nos coeur le glas sonne
Pour toi qui n'es plus là.


Jocelyne (22/12/2021)


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Raisonne ou résonne ni l'un ni l'autre ne se dit mais j'ai opté pour ce choix car ce silence prend la tête






mercredi 31 janvier 2007

Cette nuit ...

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***************image prise sur le net




 

Cette nuit,
J'ai rêvé de toi,
Tu étais si jolie
Blottie entre mes bras.
La clarté de la lune
Baignait tout le rivage
Sur le sable fin de la lagune
J'admirais ton doux visage
Ta main emprisonnait mes doigts,
Mes lèvres frôlaient les tiennes,
J'étais plus heureux qu'un roi,
Tu étais à nouveau mienne;
Dans cet ilot perdu
Sur le flot du bonheur
Je te regardais, ému,
J'écoutais battre ton coeur ...


Cadeau de mon mari P.Scot ( Bamako 30 Mai 1991 )



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Le temps d'une vie ...

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Un jour
Rien, que nenni ...
Aucune vie ...

Et un autre jour,
Le soleil s'est levé
Une étoile était née ...

La recette :
Un peu d'amour
Et
beaucoup d'années.

Le lendemain
C'était ce jour,
Ce jour où...

Chacun à notre tour
On se passe la main

Papa devient Papi
Maman devient Mamie,
On appelle ça la vie ...

Moi, je vous dis que demain
A mon tour,
Je donnerai la vie ...

Et je reviendrai à ce jour
Où
La recette disait :
Un peu d'amour
Et
Beaucoup d'années ...



Nicolas Scot (2001)



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Le temps passe

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Rappelle toi
Rappelle moi

Ce que la vie nous a donné
Cette force que l'on détenait
Sur le fil du moment
Ce pouvoir accentué par le temps
Marchant à reculons et à contre courant
Pour juste toucher de l'oeil
Le monde dans lequel on était...

Rappelle toi
Rappelle moi

De tous ces moments
Où seules nos vie comptaient
Traversant les périodes
Hivers comme étés
Rivières et fossés
Juste ces quelques instants
Où nos vies étaient liées...

Rappelle toi
Rappelle moi

Tout ce temps passé
Ce mur d'amour que l'on avait crée
De tout ce chemin déjà traversé
Ensemble nous l'avons fait
Juste toi et moi

Souviens-toi

De l'amour que je t'ai donné
Et n'oublie jamais
Nos instants partagés

Rappelle-moi ....




Nicolas Scot (2001)



*

Le temps de partir

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******Mamie Jeanne****


J'étais là
J'ai rien vu
J'ai pas pu...
 Elle était là
Enfin je crois
Allongée
Bougeant à peine les doigts
Saluant notre arrivée
Les yeux à moitié fermés
Comme si elle voulait 
Prendre un dernier cliché...

Pourquoi faire, pour où aller

On était là
Tous là
Le regard flou 
La gorge nouée
Une bise sur le front
Un message vite lancé
Les yeux à moitié fermés
Comme si on voulait
voler son image pour en faire nos pensées....

Pourquoi faire pour quoi penser

Elle était là 
Enfin je crois
Le regard fixe
A moitié fermé 
battant des lèvres
Essayant de parler
Dernière prière ou message codé
Libre à nous de nous l'imaginer...


Pourquoi faire pour où aller

Pourquoi courir pour y rester

Pourquoi faire pour défaire

Pourquoi construire pour détruire

Pourquoi aimer pour souffrir


J'étais là
J'ai rien vu
J'ai pas pu...
On était là 
Tous là
Les poings serrés
Les mots cloués
 Nos yeux pleuraient
Le regard fixe
On a juste essayé
De revoir le film en entier...

Pourquoi faire pour où arriver

Elle était là
Les yeux fermés.

J'ai pas pu j'ai pas voulu
Mais j'étais là...


Désolé...





Nicolas Scot  (à Mamie Jeanne)



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Au fil de l'eau

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Sur les canaux aux reflets transparents,
Miroirs d'eau que forment les conches...
Au fil de l'eau
Elle glisse sans bruit,
La barque fine.

A l'ombre des grands frênes

Sous une voûte de feuillage,
Ne laisse du soleil filtré
Que quelques rayons pâles
Au fil de l'eau
Elle glisse sans bruit
La barque fine.

La vie danse dans le marais

Libellules et papillons
Virevoltent le long des berges fraîches
effleurent au passage
La barque fine qui glisse
Au fil de l'eau.

La vie crie dans le marais

Colverts,canetons et poules d'eau
S'ébattent dans les branchages;
Le ragondin curieux pointe
Son museau moustachu.
Au fil de l'eau
Elle glisse sans bruit
La barque fine.

Les cœurs battent à l'unisson

Dans le silence de la nature
En secret, le monde animale règne....
Dans ce havre de paix
Nous respirons cette vie,
Que nous ne troublerons pas,;
Elle s'éloigne, la barque fine,
Au fil de l'eau...


Myriades 12 Juillet 2010 (Chantal Malblanc)


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