samedi 28 juin 2008

Songer la vie ...

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Si nous pouvions tourner les pages
Du grand livre qu'est notre vie,

Nous éviterions les passages

Fait de nuages et de pluie.


Nous ne verrions que des images

Que le bonheur habiterait,

Le monde serait bien plus sage

Dans un rêve chacun vivrait.


Si nous pouvions tourner les pages,

Celles qui souvent font pleurer,

La vie serait ce beau mirage

D'une oasis tant espérée.


Jocelyne

*

Je crois.

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Si Rien est votre dieu,
Le mien est beaucoup mieux

Qui laisse en son sillage

L'espoir comme message.


Ses recommandations,

Loin d'être une prison,

Sont source de sagesse

Et montre de largesses.


En se faisant petit,

Ou homme, comme on dit,

En toute humilité
A nous, il s'est mêlé.


Pour mère il a choisi

Celle nommée Marie

Et l'a fait enfanter
Dans la virginité.


Vous pouvez penser d' Elle

Tout ce que vous voudrez :

Qu'elle est putain ou telle

Qu'on nous dit qu'elle était.

Dans sa
toute puissance
Dieu l'a sanctifiée
Et je lui fais confiance,

A son choix veux me fier.

Il y a des mystères

Qu'on ne peut expliquer ;

Qui sommes nous sur terre
Pour tout vouloir gérer?


Pour l'école de vie

Nous avons fait un choix,

Avant que d'être ici

On choisit notre foi.


Qu'il se nomme Bouddha,

 Jéhovah ou Allah,
Respectons simplement,
Rien, Lui, n'est pas plus grand.



Jocelyne


*

Mon Dieu

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Quand à la fin du long voyage
Qu'est notre vie j'arriverai
Et que, comme il en est l'usage,
A votre porte frapperai,
Ne me laissez point trop attendre,
L'aventure m'a harassée
Si pour certains elle fut tendre,
Souventes fois je fus blessée.
Ayant traversé les orages
Et les nuages et puis les cieux,
Je vous dirais avec courage :
Où étiez-vous parfois mon Dieu.


Jocelyne



*

Petite flamme vacillante...

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******


Petite flamme vacillante
S'élève et monte vers le ciel
Pour que la prière fervente
Arrive devant l' Éternel.

A genoux et les deux mains jointes,
Les yeux vers les cieux étoilés,
D'autres lumières l'ont rejointe,
Ils égrainent le chapelet.

Ils en appellent à la clémence
S'adressent à Dieu et tous les saints ;
Ils croient tous en sa bienveillance
Et ils prient pour le genre humain.








***



Petite flamme vacillante
S'élève et monte vers ciel.
Il y a des âmes croyantes
Qui ont foi au providentiel.


Jocelyne


*

jeudi 28 février 2008

Papi

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Sur sa canne penché,
A petits pas serrés,
Il avance lentement,
Avec prudence.


Sur sa canne penché,
les épaules voutées,
Il songe aux temps d’avant
Muré dans son silence.


Sur sa canne penché,
Les petits pas glissés
Soulignent qu’il est temps,
Qu’est vaine l’existence.


Sur sa canne penché,
Un soir s’en est allé
Au lit et en dormant,
S’est éteint en silence…


Une canne posée,
Là, tout prés de l’entrée,
Nous rappelle à présent
Qu’elle est triste l’Absence…


Jocelyne 




PAPI (1er jet)

Sur sa canne penché,
A petits pas serrés,
Il avance lentement 
Avec prudence.

Sur sa canne penché,
Les petits pas serrés
Lui font craindre le temps,
Il n'a plus d'espérance.

Sur sa canne penché,
Il songe à son passé.
Il pense aux bons moments
Et aux jours d'insouciance.

Sur sa canne penché,
Un soir s'en est allé 
Pour dormir simplement.
Puis s'est éteint Doucement...

 Une canne posée,
Là, tout prés de l'entrée,
Nous rappelle souvent
Qu'elle est triste l'Absence...



 Jocelyne

Nos routes se séparent

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Nos routes se séparent, la peine sera grande ;
Il faut qu'on se prépare, la mort va nous le prendre.

La nouvelle est tombée, ce sera donc la Fin,
Elle nous laisse un délai de quelques lendemains.
Dieu aura donc permis, dans sa mansuétude,
Qu'à partir d'aujourd'hui et en toute quiétude,
Nous nous séparions de façon moins brutale
Afin que nous ayons, avant l'issue fatale,
Le temps de lui dire que ce qu'il a fait fut bien,
Le temps de lui dire que, devant nous le chemin.

Nos routes se séparent, la peine sera grande ;
Il faut qu'on se prépare, la mort va nous le prendre.

Papa tu étais Grand, nous étions tes petits
Mais tu sais, pour Maman, quand tu seras parti,
Nous sommes ses enfants, nous allons la chérir
Et quand viendra le temps pour elle de partir,
On sait que tu seras, alors, à ses côtés
Et puis que tu pourras, avec toi, l'emporter.
Papa, c'est merveilleux, on peut te dire adieu
Même si c'est douloureux ; encore merci mon Dieu.

Nos routes se séparent et que la peine est grande,
Alors on se prépare ; Seigneur que j'appréhende ! ...

Papa, nous te disons ; tu le sais : NOUS T'AIMONS.


Jocelyne


*

Trop tard

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L'heure de la sentence approche,
Encore à la vie il s'accroche.
Inquiet de ceux qu'il laisse,
Tristement il caresse
De ses yeux leurs regards,
Espérant un retard,
Un miracle, un petit rien,
Juste un tout petit rien :
Que sonne le réveil
Et qu' enfin il s'éveille,
Que Celle qui l'étreint,
De si cruelle main,
Enfin lui fasse grâce
Mais elle semble tenace.
Il veut rire et l'ignorer,
Il l'interpelle et il ferait
Don de ce qu'elle veut lui prendre
Si elle voulait, oui, juste attendre,
Cette " saleté de mort "
Qui lui bouffe tout son corps.
Il lui donnerait sa vie
Mais dans ses yeux déjà la nuit ...
La peur, l'angoisse et le chagrin
Le tiendront encore demain,
Tant qu'il pourra résister,
La douleur veut ignorer.
Non, elle n'aura pas sa peau
Mais déjà, voilà la faux...


Jocelyne


*

Discrètement

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...

La mort discrètement
S'impose en évidence ;
La vie, tout doucement,
S'efface et puis se meurt.
Il y a des moments
De crainte et de souffrance
Où nul ne sait comment
Soulager les douleurs,
Alors dans ces tourments
Qui mènent à la démence,
On rêve d'un avant
Qui ignorait la peur ;
Sortir de ce roman
Et avoir l'espérance
Que s'arrête le temps
Et que cesse les pleurs.
La mort discrètement
S'impose en évidence,
La vie tout doucement
Dans un souffle se meurt.
La mort discrètement,
La vie tout doucement,
La mort,
La vie,
La peur,
Les pleurs,
Lente agonie,
Douleur ;
C'est encore la vie,
Saisir son bonheur ...

Jocelyne


*

Courage

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Plié par la douleur
Il s'accroche à la vie.
Il n'a même plus peur
Et s' il a une envie
C'est de ne plus souffrir,
Juste pouvoir dormir.
La main sur les draps blancs
Se crispe méchamment ;
Il ravale ses pleurs,
Cache ses haut-le-coeur,
Sourit en s'excusant
De ce mauvais moment,
Dit qu'il est le plus fort
Et qu'il vaincra la mort ;
De ne pas s'inquiéter,
Que cela va passer,
Qu'il en a vu bien d'autres
Et restera des nôtres.
Son visage se crispe
Et notre coeur est triste.
Plié par la douleur,
" Quelle putain la vie ! "
Il change de couleur
Mais encore il sourit,
Et on retient nos pleurs,
On se bat avec lui.
Il a comme valeur
Le combat pour la vie
Et veut, dans son malheur,
Protéger ses chéris.


Jocelyne


*

Un seul vainqueur ...

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Il s'en va et il s'éloigne,

La mort est là qui l'empoigne.
Perdu pour la médecine
Et noyé dans la morphine,
Il n'entends plus ses enfants,
Il se bat, devient méchant.
La colère et la douleur
Le leur vole et il se meurt
Sans un mot et sans un geste
Pour ceux qui sont là, qui restent.
Il refuse l'affection
Et même les attentions,
Mot d'amour et de tendresse,
Rien, pas même une caresse.
Il ne veut rien recevoir,
Plus personne ne veut voir.
Assommés par le chagrin,
Tous ils savent que demain,
Sur le quai du grand voyage,
Il faudra bien du courage
Pour saluer le soldat
Emporté par le trépas.

Jocelyne


*

Dans un souffle

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****


Dans un souffle, sans un bruit,
Emportée en pleine nuit,
Son âme, tout doucement
S'est élevée lentement.
Terminées vaines souffrances,
Finies, même si l'absence
Laisse au fond de notre coeur
Une profonde douleur.
Dans un souffle il est parti
Et la peine est infinie
Bien qu'il reste l'espérance,
Celle d'une renaissance,
Tout là bas, dans un ailleurs,
Pour un monde bien meilleur.
Dans un souffle, sans un bruit,
Emportée en pleine nuit,
Dans un souffle il est parti ;
Notre peine est infinie ...


Jocelyne


*

Tristement...

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Tristement elle se promène
Et sa vie n'est plus la même.
Tristement ...

Elle pleure celui qui n'est plus
Quand sa vie, elle, continue ...
Toute chose et tout parfum
Lui rappelle son défunt,
Tous les souvenirs affluent,
Elle ne le reverra plus.
On ne peut la consoler.
Elle ne sait plus avancer ;
Aimerait être avec lui,
Dans le ciel, au paradis.
Elle pleure son amour perdu,
Dit que vivre elle ne veut plus,
Que la vie, sans lui, est vaine,
Qu'elle est trop lourde sa peine.

Tristement elle se promène
Et sa vie n'est plus la même.
Tristement ...


Jocelyne

Ad aeternam

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C'est le plus merveilleux
Et plus beau des papas,
Il est parti aux Cieux
Et ne reviendra pas.
De lui en héritage,
J'ai gardé cette image
D'un papa plein d'amour
Que j'aimerai toujours.
Si j'en parle au présent
C'est qu'il est dans mon coeur
Et me parle souvent
D'amour et de douceur...


Jocelyne


*

Le silence raisonne .

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*******(Papi Gégé)

Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix
Mais il n'y a personne
Qu'un souvenir de toi.

Un courant d'air qui passe,
Une odeur, un parfum,
Ta présence fugace,
Qu'on croit sentir chacun.

Tu es en nos mémoires,
Si présent, si vivant
Qu'on a du mal à croire
Au cruel châtiment.

Et ton rire et ta joie
Que toujours on entend,
Au fond de nous se noient
Perdus dans le néant.

Ils se sont effacés
Comme s'éteint la flamme,
Doucement envolés
Comme s'en vont les âmes.

Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix,
Dans nos coeur le glas sonne
Pour toi qui n'est plus là.


Jocelyne


*
Raisonne ou résonne ni l'un ni l'autre ne se dit mais j'ai opté pour ce choix car ce silence prend la tête

Papaye pour toi amie...

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P.our chasser de ton coeur les peines du discrédit
A.ux heures de l'aurore mon soleil te sourit
 
P.aré de l'affection qui rend le coeur sereinA.ux couleurs de tendresse pour réchauffer demain
Y.vois-tu l'amitié rayonner sur ton coeur
E.lle a le goût sucré qui apaise les pleurs

P.réserve ta conscience, elle n'est que beauté
O.ublie intolérance, violence et cruauté
U.n jour te le promets les hommes seront frères
R.iches de compassion et de nobles prières

T.u n'es point seule, amie, sur ces routes d'errance
O.ù le coeur se fait lourd miné par l'ingérence
I.l est hélas assauts qui se veulent d'importance

A.lors viens, prends la main que nous venons te tendre
M.ille baisers l'accompagnent sans délai, sans attendre
I.l n'est plus belle chose que de savoir aimer
E.t cela nul au monde ne pourra l'empêcher...

Bisous amie.



Fripou
sur "je poème" le 19 OCTOBRE 2008


*

Des fleurs pour Papaye ...

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Des fleurs pour Papaye…en ce dur moment !

On pense à toi Papaye,
Je sens forte, ta douleur
En silence, en douceur
Que je vienne ou que j’aille
Tu es en mon cœur !

Papaye l’amie, la belle poétesse
Mon cœur, pour toi, tremble
Des feuilles de tristesse
Transportées par le vent
Ensemble

Papaye souffre en douceur
En silence
Abstinence et douleur
L’essence de sa présence
Aux côtés de son père

Elle est là, petit Amour
Avec nous mes frères
Mes adorables soeurs
Toutes les heures
Tous les jours,
Nos sacrés cœurs
Couverts d’atours

Elle est tout sourire
Et, avec son bel oiseau
Elle nous fait rêver
Elle nous fait rire
Mais porte seule
La douleur du fardeau !

Je vais me taire, ne rien dire
Oiseau de mauvaise augure
Telle est notre chimère
Notre abjure
Attendre et souffrir !

Papaye, on t’aime, on t’adore
Pour le moment et pour longtemps
Devant le mal et la mort
Et le triste sort
qui t'attend
Silence mes sœurs
Silence mes frères
Prions………Prions


Hafid,

Tendrement.

( pour le décès de papa Avril 2008 )


*

Dis lui ... (pour Papaye)

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Dis-lui à ce papa que j'aime
D'abord parce qu'il est le tien,
Et comme toi aussi je t'aime
Il est aussi un peu le mien,

Dis-lui que de ma baguette magique
Je lui peindrai un ciel tout bleu,
J'astiquerai mes alambics
Et j'en rallumerai les feux...

dis-lui que j'enverrai mes fées
Pour lui colorier tous ses songes
De rubans roses et de baisers
Et moi j'offrirai mes mensonges...

Dis-lui que je recueillerai la pluie
Qui sourd à ses yeux fatigués,
Et que pour dissiper sa nuit
Elle se fera perles et rosée...

Dis-lui que pour le voir sourire
Je lui prêterai mes sommeils
Contre le moindre de ses plaisirs
Qui allumerait ses réveils...

Dis-lui que si un dieu écoute
Les serments posés à ses pieds
De suivre bien et droit ta route
Qu'il te le garde encore assez...

Assez longtemps pour que tes forces
Puissent se nourrir de ses joies
Et que tout son amour renforce
La foi de ton chemin de croix...

Dis-lui enfin que quand on aime
si on arrête les tambours
On peut jeter les chrysanthèmes
Et conjuguer AMOUR TOUJOURS....


faline le 15 Mars 2008

(Je l'avais écrit en 1992 pour un ami dont le papa luttait encore...je te l'offre ma Papaye...avec ma tendresse.)



*

Nos routes se séparent ...(réponse-Isabelle)

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Ces routes qui nous séparent
Pour longtemps, Dieu le sait,
De toutes ces Âmes aimées
Il serait doux qu'elles préparent
Le Bonheur et la Paix!
Mais nos coeurs se déchirent!
On refuse l'Adieu,
La Vie qui se retire,
Le sourire dans ses yeux...

Amie, voici mon coeur,
Enfin, ce qu'il en reste,
Et ma main et mes pleurs, ,
Et d'inutiles gestes:
Je ne peux pour ta Peine
Rester calme et sereine!
Je t'envoie ma Tendresse,
Celle qui respire en moi,
Recueillir ta Tristesse?
Ta Douleur, dans mes bras
Car je sais la Torture
De dire encore: Papa!
Et puis la Déchirure:
Soudain, il n'est plus là!...

Échanson en larmes (14 Fev 2008)

*

jeudi 31 janvier 2008

Adieux

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C’était ton papa
Mais il n’est plus là.
C’était un mari,
Un papi aussi.
C’était un ami,
Nous pensons à lui.
C’était ton papa,
Nous sommes avec toi.
C’est la maladie
Qui te l’a ravi.
C’est la maladie,
Tu te sens trahie.
C’était ton papa
Et il sera là,
Au fond de ton cœur
Avec sa douceur,
Au fond de ton cœur,
Essuyant tes pleurs.
C’était ton papa,
Nous pensons à toi,
A tous ceux qui l’aiment
Qui ont de la peine,
Qui lui disent adieu
Et sont malheureux.
C’était ton papa
Mais nous sommes là,
Partageant vos pleurs
Et votre douleur.
C’était un papa,
On pleure avec toi.


Jocelyne








Parce que j'ai aimé ce petit poème
http://www.jepoeme.com/forum/poeme-adieu/Il_faut_savoir_/411779/1.html

Il faut savoir se relever
quand les yeux
lassé de pleurer
imprime sur le coeur
un adieu

il faut avoir le courage
d'oublier
de tourner la page
quand le voyage
est terminé


labetenoire







Désespoir

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Ton cœur est trop petit
Pour contenir ta peine.
Elle s’échappe en sanglots,
De tes yeux coule à flots.

Tu sais que c’est fini
Mais voudrais qu’ il revienne,
Que c’était bien trop tôt,
Que tu sais plein de mots...

Il y a les non-dits
Et puis plein de " je t’aime "
Alors ton cœur trop gros
Laisse pleurer ses mots.

Pour ton papa parti
Et que si fort tu aimes,
Ton amour coule à flots,
Tes mots sont des sanglots.


Jocelyne


*

Elle en a mis du temps ...

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Elle en a mis du temps avant que de partir,
Sur son petit lit blanc ne voulait pas mourir.
Chérie par ses enfants qu'elle savait voir venir,
Elle retenait le temps, ne voulait pas s'enfuir,
Craignant de les peiner en délaissant la vie,
Chaque soir se battait pour gagner du sursis ;
Ignorait la douleur, n'écoutait que son coeur,
Protégeait ses enfants de la peine et des pleurs.
Heureuse de les voir lui rendre son amour,
Elle priait plein de fois de vivre encore un jour.
La vie s'en allée, la mort lui a ravie.
Il ne faut pas pleurer, elle est au paradis.
Elle en a mis du temps avant que de partir,
Elle en a mis du temps avant que de mourir ...


Jocelyne


*

Courage enfin

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Apprivoiser la mort
Et se fondre avec elle,
Laisser dormir le corps
Et se sentir des ailes.
S'endormir doucement,
Emprunter le chemin,
Partir sereinement,
Aller beaucoup plus loin ...


Jocelyne


*

Kenavo mamm ...

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Dans un souffle, sans un bruit,
Vers le ciel elle est partie ;
Son âme tout doucement
S'est élevée lentement
Pour rejoindre dans les cieux
Et son mari et son Dieu.

Elle était très attentive,
Et toujours, quoi qu'il arrive,
Faisait en sorte d'aider
Au mieux de ce qu'elle pouvait.
Son souci au quotidien
Étant de faire très bien.

Musique et puis broderie
Occupaient très fort sa vie.
Passionnée, elle enseignait,
Aux autres, ce qu'elle savait,
En faisant très attention
A l'histoire, aux traditions.

Dans un souffle elle est partie
Notre peine est infinie
Mais ils se sont retrouvés
Et dans les cieux étoilés
Deux lumières dans la nuit
Brilleront à l'infini.



Jocelyne

Adieu maman ( pour Marie-Hélène )


*

Le silence raisonne



Bernard

Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix
Mais il n'y a personne
Qu'un souvenir de toi.

Un courant d'air qui passe,
Une odeur, un parfum,
Ta présence fugace,
Qu'on croit sentir chacun.

Tu es en nos mémoires,
Si présent, si vivant
Qu'on a du mal à croire
Au cruel châtiment.

Et ton rire et ta joie
Que toujours on entend,
Au fond de nous se noient
Perdus dans le néant.

Ils se sont effacés
Comme s'éteint la flamme,
Doucement envolés
Comme s'en vont les âmes.

Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix,
Dans nos coeur le glas sonne
Pour toi qui n'est plus là.


Jocelyne

*Raisonne ou résonne ni l'un ni l'autre ne se dit 

mais j'ai opté pour ce choix car ce silence prend la tête

jeudi 10 janvier 2008

mardi 1 janvier 2008

In memoriam

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*
In memoriam


Benjamin Bourdet tué en Kapisa,
le 14 juillet



On revoit ton sourire quand un soir, triomphant,
Tu es venu nous dire que tu savais ta voie.
On voyait dans tes yeux si bleus et pétillants
La joie et l'espérance ; comme c'est beau la foi !

Soldat tu voulais être, pour servir ton pays,
Partager ses valeurs,porter haut le drapeau.
En fusiller marin ainsi tu es parti,
Embarqué dans l'espoir d'être un jour commando.

Nous ne doutions aucun de ton beau choix de vie :
Tes qualités de coeur, ta camaraderie,
Ta vaillance et ton courage,enfin ton gabarit,
Font ici que personne ne fut vraiment surpris.

Et puis tu es allé là bas, dans ces contrées
Où nous nous demandons ce qu'y fait notre armée,
Pour y défendre Qui, ou Quoi, c'est insensé,
Et pour quel intérêt sinon que des regrets...?!

Benjamin,aujourd'hui nous pleurons un ami
Et un vaillant soldat qui, jamais n'a failli.
C'était ta vocation,tu as donné ta vie
Fête de la Nation ce jour on t'a haïe...


Jocelyne (alias Papaye)





(Première version originale en Filigrane)




Adieu Benjamin...


(deuxième version filigrane pour un hommage plus diplomatique )




Jocelyne (alias Papaye)







Mort au combat, Benjamin Bourdet sera inhumé au Bois-Plage


Le second maître Benjamin Bourdet mort au champ d'honneur en Afghanistan ce 14 juillet, sera inhumé au Bois-Plage où vivent ses parents et ses proches. Dans le village, l'émotion est grande.


C’est par des images et un nom prononcé dans les journaux télévisés du jeudi 14 juillet au soir, que les voisins et amis des parents de Benjamin Bourdet, qui vivent rue de la Bénatière au Bois-Plage ont appris la triste nouvelle. Benjamin Bourdet, second-maître du commando Jaubert est tombé au champ d’honneur au cours d’un accrochage dans la vallée d’Alasay, en Kapisa, le 14 juillet 2011, portant ainsi à six, le nombre de militaires français tués dans les dernières 24h en Afghanistan, ironie du sort, à la date du 14 juillet !
L’émotion tout de suite palpable dans le quartier du Rouland a été rapidement partagée par tout le village rétais, les parents de Benjamin étant connus pour leur très grande gentillesse et serviabilité ainsi que pour leur investissement quotidien auprès de leurs enfants. Et ce vendredi 15 juillet, c’est véritablement une commune en deuil qui a vu le jour se lever. Joint au téléphone, le maire du Bois-Plage Jean-Pierre Gaillard confirmait que Benjamin Bourdet serait inhumé sur la commune du Bois-Plage, vraisemblablement mercredi 20 juillet, après l’hommage national que Nicolas Sarkozy compte rendre aux six militaires français, par une cérémonie aux Invalides le mardi 19 juillet prochain.
Tombé au champ d’honneur un 14 juillet !
Benjamin Bourdet avait trente ans. Il était entré dans la Marine nationale le 28 avril 2003. Il choisit la formation pour devenir fusilier marin à Lorient. A l’issue de l’obtention de son brevet d’aptitude technique, il est affecté au Groupement de fusiliers marins de Brest. Ses qualités d’autonomie et de dynamisme lui permettent de rapidement devenir chef d’équipe. Entre 2004 et 2007, il effectue quatre missions en Nouvelle-Calédonie.
Il est promu second maître le 1er septembre 2007 et rejoint la compagnie des fusiliers marins de l’île Longue. Il réussit ensuite la sélection du stage commando et reçoit son béret vert au début de l’année 2008. Depuis mai 2008, il était affecté au commando Jaubert, avec lequel il avait été envoyé deux fois à Djibouti. En 2009, il avait aussi participé au premier déploiement d’équipes de protection embarqué dans l’océan Indien afin de lutter contre la piraterie.
Qualifié tireur d’élite, le second maître Benjamin Bourdin venait d’être déployé en Afghanistan pour la première fois. Le second maître Benjamin Bourdet avait été récompensé par une citation avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale. Il était titulaire de la médaille de la défense nationale échelon argent avec agrafes Fusiliers Marins et Bâtiments de combat.
Dès l’annonce de son décès, le président de la République a présenté à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et s’est associé à leur douleur.
Sa passion pour son métier de commando marine, son enthousiasme, son caractère entier et son sens de la camaradreie en avaient fait un élément moteur de son groupe de combat.
Laissez nous vos message de soutien à la famille, ils seront publiés dans l'édition de la semaine prochaine, mercredi 20 juillet qui reviendra sur ce tragique événement. Un problème technique nous empêchant d'accueillir vos commentaires pour le moment, envoyez les directement à la rédaction par mail à redaction@pharedere.com, en nous laissant un article dans "Mon espace" en vous connectant à la communauté du site ou sur notre page Facebook www.facebook.com/le.phare.de.re



C'était hier demain...

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Baptiste,Caroline et Mattéo                         Caroline



Elle les a tous laissés, là, au bord du chemin,
Perdus, éparpillés, à lui tendre la main.
Elle les a tous laissés avec tous leurs "reviens...!..."
Drapée dans ses regrets, noyée dans son chagrin.

Elle avance et s'enfuit dans la brume infinie de ses larmes jaillies.
Coupable, elle se renie, sûre de L'avoir trahi en ne disant pas "oui"
Alors, elle redessine sa vie, pour en chasser l'Oubli ;
L' Oubli de cet Ami qu'une balle a ravi,
Une balle, là-bas, dans ce pays où la guerre sévit.
La guerre, cruelle ignominie, putain de connerie ...!

Pour Lui redonner vie, elle s'invente un passé.
Un passé ravaudé de souvenirs éclatés.
Des images, fragmentées, par elle raccordées,
L'emmènent là où tout à commencé,quand tout a basculé,
Que son choix était fait, qu'il n'était pas l'Aimé
Et Il vient la hanter , dire qu'elle s'est trompée

Drapée dans ses regrets, noyée dans son chagrin.
Elle les a tous laissés avec tous leurs "reviens...!..."
Perdus, éparpillés, à lui tendre la main.
Elle les a tous laissés, là, au bord du chemin.


Trop forte l'émotion elle a tué la raison :
Fissurée, éclatée, elle s'est désintégrée ;
Et de désolation en incompréhension,
Tous, tristement, regardent le temps passer
Le temps, ultime espoir de rémission
Pour cette pauvre âme damnée

Benjamin c'était du passé...


Jocelyne été 2011





en accompagnement cette petite vidéo de you tube (suggéré par Labetenoiree sur Jepoème)


 

 LE SILENCE RESONNE

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Marie-Claude
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Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix
Mais il n'y a personne
Qu'un souvenir de toi.

Un courant d'air qui passe,
Une odeur, un parfum,
Ta présence fugace,
Qu'on croit sentir chacun.

Tu es en nos mémoires,
Si présente pourtant
Qu'on a du mal à croire
Au cruel châtiment.

Et ton rire et ta joie
Que toujours on entend,
Au fond de nous se noient
Perdus dans le néant.

Ils se sont effacés
Comme s'éteint la flamme,
Doucement envolés
Comme s'en vont les âmes.

Le silence raisonne
De plein d'éclats de voix,
Dans nos coeur le glas sonne
Pour toi qui n'es plus là.


Jocelyne (22/12/2021)


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Raisonne ou résonne ni l'un ni l'autre ne se dit mais j'ai opté pour ce choix car ce silence prend la tête