jeudi 1 janvier 2009

Fleur bleue

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(avatar de Muscaris sur Jepoème qui me voue une certaine inimitié et qui m'a inspiré
ces quelques vers en réponse à son harcèlement et sans rancune....)




Elle m'aime, elle m'aime...
C'est fou comme elle m'aime !
C'est ce que je  me dis
Partout elle me poursuit.
Je le sais, Insensé...
Quoique ce soit forcé.
Elle-même, elle-même,
Ce serait le problème.
Ce n'est que de la haine
Qu'après moi elle promène
D'où ce petit poème
Pour lui dire quand même
Que je reste moi-même,
Avenante et amène.



Jocelyne



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Le donneur de leçons.

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Le donneur de leçons
Souvent s'offre une chaire
Pour plaider sans façon
Mais de manière altière.
Voulant avoir raison
Rabaisse et désespère
Ceux qui n'ont pas le don
Ou bien l'heur de lui plaire.

Il se croit détenteur
Du savoir, de la science
S'en fait le défenseur
Souvent avec outrance
Il y met trop d'ardeur
Manque de tolérance
Sème de la rancoeur
En lieu d'une assistance.


Jocelyne (inspiré par le poème de profil2 - Réjan)

Première fois

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Un regard,un regard qui passe,
Qui s'attache un peu puis s'efface,
Qui passe et qui s'attache,
Un regard qui flashe.

Des pas,des pas qui hésitent.
Des mots qui timidement invitent,
Et ces yeux qui reflètent,récitent l'émotion,
Disent l'admiration telle une dévotion.

Une présence un peu distante
Qui ne sait dire,et ose
Faire les gestes qui hantent,
Et la main qui,enfin,sur la main se pose.

En écho de l'émoi,un sourire ravi
Envoie l'heureux message:
Elle vient de dire oui;
Sublimant le présage...



Jocelyne
(participation à un petit concours sur Jepoème)

Zoubi...doux...

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L- les soirs et les matins
E- et pour des petits riens,
P- promptement il s'amène
E- et s'impose en douceur.
T- tendrement il égraine,
I- instigation du coeur,
T- tout plein de mots caresse
B- brodés de sentiments.
I- il y joint des promesses,
S- savourant le moment
O- où, le sourire en coin,
U- un autre lui revient.

Jocelyne

A l'automne de la vie

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Elle trouvait qu'il avait changé son vieux,la vieille.
Elle le regardait,oublieux, ronflant dans son sommeil.
Les souvenirs émergeaient, les souvenirs affluaient
Puis ils se bousculaient ; comme il avait changé...!

Où sont les doux matins
faits de gentils câlins ?


Il trouvait qu'elle avait changé sa vieille, le vieux :
Des regards silencieux sous un front sourcilleux ...
Les images venaient, les images passaient
Ô temps de l'hyménée ,comme elle avait changé...!

Où sont les jolis soirs
et leurs fougueux devoirs ?


Doucement ils allaient, oubliant de parler ;
Dans leur tête un passé dont ils se nourrissaient
Occultait le présent qui était là pourtant ;
Perdus dans leurs pensées, ils erraient tristement.

Où donc s'en va l'amour
qu'on ne voit pas toujours ?



Jocelyne


*

La poésie, le poète mais encore...

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La poésie est un jardin de pensées
Où chacun vient semer ou cueillir à son gré.

Il y les sauvages,
Et puis celles plus sages,

Ordonnées,

Arrangées ;

Au schéma bien précis

Des règles établies.

Le poète est celui qui aura su
Offrir, à la vue
Du passant qui cherchait,

Le bouquet composé

Des couleurs et fragrances
Qui auront résonance

Dans un coin de mémoire

D'un peu de son histoire,

Celle qui est passée

Ou bien celle rêvée.


Mais celui qui sait dire, est il bien plus poète

Que celui qui reçoit les pensées qu'on lui prête...?
Aimer la poésie c'est être un peu aussi

Celui qui quelque part lui assure la vie...



Jocelyne


*

Mon bouquet de petites pensées ...

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J'aime à donner à l'écriture
Cet air naïf, sans fioriture,

Celui qui souffle sur ma vie

Que simplement je retranscris.


J'aime épancher mon sentiment

Avec des mots que plein de gens

Sauront trouver très harmonieux
,
Sans avoir à plisser les yeux.


J'aime à penser que pour écrire

Il n'est besoin que d'un inspir

Aux notes qui chantent au coeur
,
En parlant à tous les lecteurs.


J'aime à me dire qu'avec un rien,

Des pensées cueillies en chemin,

On peut offrir un beau bouquet,

Qu'importe s'il n'est pas primé.



Jocelyne

Non, mais ...!!!


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(image trouvée sur le site lavoixdupavé)



T'es qui toi qu'as tout
Pour me dire c' que j' dois faire
t'es qui toi qu'as tout
Pour me dire de me taire

Depuis que j' suis tout p' tit
J'ai vu trimer la mère
Depuis que j' suis tout p' tit
J'ai vu galérer l' père

T'es qui toi qu'as tout
Pour prendre des grands airs
T'es qui toi qu'as tout
Pour nier la misère

Depuis des décennies
Que t' imposes ta loi
Tu diriges ma vie
Et tu t' fous bien de moi.

T'es qui toi qu'as tout
Crois pas qu' j' vais  laisser faire
J' me battrai jusqu'au bout
Mais fini  j' vais plus m' taire.




Jocelyne

Vive le printemps ...!

*








Tirelitte cuicuicui,
L'oisillon sort de son nid.
Vole,vole, bel oiseau,
viens chanter le renouveau !


Bzz bzz bzz elle bourdonne,
La petite abeille chantonne.
De fleur en fleur elle butine;
Du bon miel pour les tartines


Côa côa côa ,c'est quoi c'est quoi
Dit la grenouille, je suis là,
Là tout au bord du ruisseau,
Je coasse au vent nouveau !


Les écureuils sur les troncs,
Grimpent grimpent tout du long.
Gloussent,glapissent et caquettent,
Pour le printemps font la fête.





 Jocelyne





* 

Les hauts de hurlements.

*






Cause cause et parle encore,
Ce n'est rien qu'un peu de vent,
Et même si tu cries fort,
Personne ne te comprend.

Gesticule et invective,
Tape des pieds et des mains,
Ton attitude offensive,
Ne te rend pas plus malin.

Tu t'imposes au vu de tous.
Tu éructes tes gros mots,
Seulement tu t'éclabousses
Au venin de tes propos.

Cause cause et parle encore,
Personne ne te comprend.
Hurle même un peu plus fort,
Nous on prend la clé des champs !









Jocelyne






*

Amie









Non tu n'as pas démérité
Quand tu as enfin tout balancé
Ta vie ton âme et ton passé
Non tu n'as pas démérité

Tu ne les as pas moins aimé
Quand tu leur as tout sacrifié
Ta vie ton âme et ton passé
Tu ne les as pas moins aimé

Et si tout n'est pas arrivé
Tel que tu avais désespéré
Si à toi elle s'est raccrochée
Cette vie qui te rejetais

Amie sois fière tu l'as gagné
Ce droit enfin d'être écoutée
Au silence d'un cri brisé
La honte a changé de côté...





Jocelyne   (Pour Isa)







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samedi 28 juin 2008

Songer la vie ...

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Si nous pouvions tourner les pages
Du grand livre qu'est notre vie,

Nous éviterions les passages

Fait de nuages et de pluie.


Nous ne verrions que des images

Que le bonheur habiterait,

Le monde serait bien plus sage

Dans un rêve chacun vivrait.


Si nous pouvions tourner les pages,

Celles qui souvent font pleurer,

La vie serait ce beau mirage

D'une oasis tant espérée.


Jocelyne

*

Je crois.

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Si Rien est votre dieu,
Le mien est beaucoup mieux

Qui laisse en son sillage

L'espoir comme message.


Ses recommandations,

Loin d'être une prison,

Sont source de sagesse

Et montre de largesses.


En se faisant petit,

Ou homme, comme on dit,

En toute humilité
A nous, il s'est mêlé.


Pour mère il a choisi

Celle nommée Marie

Et l'a fait enfanter
Dans la virginité.


Vous pouvez penser d' Elle

Tout ce que vous voudrez :

Qu'elle est putain ou telle

Qu'on nous dit qu'elle était.

Dans sa
toute puissance
Dieu l'a sanctifiée
Et je lui fais confiance,

A son choix veux me fier.

Il y a des mystères

Qu'on ne peut expliquer ;

Qui sommes nous sur terre
Pour tout vouloir gérer?


Pour l'école de vie

Nous avons fait un choix,

Avant que d'être ici

On choisit notre foi.


Qu'il se nomme Bouddha,

 Jéhovah ou Allah,
Respectons simplement,
Rien, Lui, n'est pas plus grand.



Jocelyne


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Mon Dieu

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Quand à la fin du long voyage
Qu'est notre vie j'arriverai
Et que, comme il en est l'usage,
A votre porte frapperai,
Ne me laissez point trop attendre,
L'aventure m'a harassée
Si pour certains elle fut tendre,
Souventes fois je fus blessée.
Ayant traversé les orages
Et les nuages et puis les cieux,
Je vous dirais avec courage :
Où étiez-vous parfois mon Dieu.


Jocelyne



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Petite flamme vacillante...

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Petite flamme vacillante
S'élève et monte vers le ciel
Pour que la prière fervente
Arrive devant l' Éternel.

A genoux et les deux mains jointes,
Les yeux vers les cieux étoilés,
D'autres lumières l'ont rejointe,
Ils égrainent le chapelet.

Ils en appellent à la clémence
S'adressent à Dieu et tous les saints ;
Ils croient tous en sa bienveillance
Et ils prient pour le genre humain.








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Petite flamme vacillante
S'élève et monte vers ciel.
Il y a des âmes croyantes
Qui ont foi au providentiel.


Jocelyne


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jeudi 28 février 2008

Papi

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Sur sa canne penché,
A petits pas serrés,
Il avance lentement,
Avec prudence.


Sur sa canne penché,
les épaules voutées,
Il songe aux temps d’avant
Muré dans son silence.


Sur sa canne penché,
Les petits pas glissés
Soulignent qu’il est temps,
Qu’est vaine l’existence.


Sur sa canne penché,
Un soir s’en est allé
Au lit et en dormant,
S’est éteint en silence…


Une canne posée,
Là, tout prés de l’entrée,
Nous rappelle à présent
Qu’elle est triste l’Absence…


Jocelyne 




PAPI (1er jet)

Sur sa canne penché,
A petits pas serrés,
Il avance lentement 
Avec prudence.

Sur sa canne penché,
Les petits pas serrés
Lui font craindre le temps,
Il n'a plus d'espérance.

Sur sa canne penché,
Il songe à son passé.
Il pense aux bons moments
Et aux jours d'insouciance.

Sur sa canne penché,
Un soir s'en est allé 
Pour dormir simplement.
Puis s'est éteint Doucement...

 Une canne posée,
Là, tout prés de l'entrée,
Nous rappelle souvent
Qu'elle est triste l'Absence...



 Jocelyne

Nos routes se séparent

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Nos routes se séparent, la peine sera grande ;
Il faut qu'on se prépare, la mort va nous le prendre.

La nouvelle est tombée, ce sera donc la Fin,
Elle nous laisse un délai de quelques lendemains.
Dieu aura donc permis, dans sa mansuétude,
Qu'à partir d'aujourd'hui et en toute quiétude,
Nous nous séparions de façon moins brutale
Afin que nous ayons, avant l'issue fatale,
Le temps de lui dire que ce qu'il a fait fut bien,
Le temps de lui dire que, devant nous le chemin.

Nos routes se séparent, la peine sera grande ;
Il faut qu'on se prépare, la mort va nous le prendre.

Papa tu étais Grand, nous étions tes petits
Mais tu sais, pour Maman, quand tu seras parti,
Nous sommes ses enfants, nous allons la chérir
Et quand viendra le temps pour elle de partir,
On sait que tu seras, alors, à ses côtés
Et puis que tu pourras, avec toi, l'emporter.
Papa, c'est merveilleux, on peut te dire adieu
Même si c'est douloureux ; encore merci mon Dieu.

Nos routes se séparent et que la peine est grande,
Alors on se prépare ; Seigneur que j'appréhende ! ...

Papa, nous te disons ; tu le sais : NOUS T'AIMONS.


Jocelyne


*

Trop tard

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L'heure de la sentence approche,
Encore à la vie il s'accroche.
Inquiet de ceux qu'il laisse,
Tristement il caresse
De ses yeux leurs regards,
Espérant un retard,
Un miracle, un petit rien,
Juste un tout petit rien :
Que sonne le réveil
Et qu' enfin il s'éveille,
Que Celle qui l'étreint,
De si cruelle main,
Enfin lui fasse grâce
Mais elle semble tenace.
Il veut rire et l'ignorer,
Il l'interpelle et il ferait
Don de ce qu'elle veut lui prendre
Si elle voulait, oui, juste attendre,
Cette " saleté de mort "
Qui lui bouffe tout son corps.
Il lui donnerait sa vie
Mais dans ses yeux déjà la nuit ...
La peur, l'angoisse et le chagrin
Le tiendront encore demain,
Tant qu'il pourra résister,
La douleur veut ignorer.
Non, elle n'aura pas sa peau
Mais déjà, voilà la faux...


Jocelyne


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Discrètement

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...

La mort discrètement
S'impose en évidence ;
La vie, tout doucement,
S'efface et puis se meurt.
Il y a des moments
De crainte et de souffrance
Où nul ne sait comment
Soulager les douleurs,
Alors dans ces tourments
Qui mènent à la démence,
On rêve d'un avant
Qui ignorait la peur ;
Sortir de ce roman
Et avoir l'espérance
Que s'arrête le temps
Et que cesse les pleurs.
La mort discrètement
S'impose en évidence,
La vie tout doucement
Dans un souffle se meurt.
La mort discrètement,
La vie tout doucement,
La mort,
La vie,
La peur,
Les pleurs,
Lente agonie,
Douleur ;
C'est encore la vie,
Saisir son bonheur ...

Jocelyne


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Courage

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Plié par la douleur
Il s'accroche à la vie.
Il n'a même plus peur
Et s' il a une envie
C'est de ne plus souffrir,
Juste pouvoir dormir.
La main sur les draps blancs
Se crispe méchamment ;
Il ravale ses pleurs,
Cache ses haut-le-coeur,
Sourit en s'excusant
De ce mauvais moment,
Dit qu'il est le plus fort
Et qu'il vaincra la mort ;
De ne pas s'inquiéter,
Que cela va passer,
Qu'il en a vu bien d'autres
Et restera des nôtres.
Son visage se crispe
Et notre coeur est triste.
Plié par la douleur,
" Quelle putain la vie ! "
Il change de couleur
Mais encore il sourit,
Et on retient nos pleurs,
On se bat avec lui.
Il a comme valeur
Le combat pour la vie
Et veut, dans son malheur,
Protéger ses chéris.


Jocelyne


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