Sur le chemin qui est le sien
Elle sait qu'il lui faut aller loin,
Passer la mer et les montagnes
Et traverser bien des campagnes.
Affronter la mauvaise foi
Et puis tous ces hommes de loi
De ce pays où son mari
Retient à lui leurs deux petits
Sur le chemin qui est le sien,
Elle avance vers ces demains,
Le coeur, c'est vrai, plein de tristesse
Mais elle n'aura jamais de cesse
De crier fort à ses enfants
Qu'ils ont toujours une maman
Et enfin quand le jour s'achève,
Dans sa tête il y a un rêve :
Des souliers, des belles chaussures
Pour que ses petits pieds assurent,
De ceux qu'on met sous le sapin
Avec des voeux, des souhaits ou bien
Des semelles qui mènent loin,
Bien plus loin que tous ces chemins,
Vers des demains plus enchanteurs
Et qui lui raviraient le coeur ...
Jocelyne
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